Comment ? Vous ne connaissez pas encore cette petite cabane accrochée sur le versant en face de la station des Ménuires ?
Avertissements utiles ! En hiver, n'oubliez pas une paire de chaussures supplémentaire car l'exiguïté du lieu ne permet pas le stockage de sabots. Quant au dortoir auquel on accède par l'extérieur, y prévoir un bon duvet malgré la présence de couvertures. Savoir aussi se contenter d'une toilette de chat, à moins de prendre un bain dans la neige ou le bassin !
Accès facile grâce au forfait prévu dans la formule d'inscription à la sortie initiée par Sylvaine et Philippe : il suffit de se présenter à la récente télécabine de la Masse qui vous élève en quelques instants au sommet, formidable belvédère culminant à 2803m.

Ce samedi matin, avec le sac bien chargé, nous choisirons une première descente plus facile sur les pistes pour atteindre notre premier but de la matinée : un refuge pas mécontent de rompre sa solitude avec l'arrivée de sa douzaine de futur(e)s occupant(e)s pas tous inconnu(e)s et d'âges variés.

Installation rapide, délestage des sacs, contrôle DVA, et nous voilà glissant à nouveau vers le bas de la télécabine en vue d'une deuxième descente de la Masse, majoritairement hors piste cette fois.
Allez, encore une troisième ; profitons des bonnes conditions d'enneigement, tout en variant l'itinéraire ! Unanimité pour la pause casse-croûte sur un joli site bien exposé au soleil, à l'écart du monde.

Pour bon nombre d'entre nous, l'enchaînement remontées mécaniques et descentes, caractéristique du ski alpin traditionnel n'est plus habituel ; les muscles des cuisses ont tendance à brûler.
A tel point qu'après deux descentes l'après-midi au Mont de la Chambre sur l'autre versant, cinq d'entre nous adhèrent volontiers à la proposition d'un nouveau moment de récupération ...à la terrasse d'un restau d'altitude !

Un passage aux toilettes nous vaut alors la découverte insolite...

d'un musée du ski !
Redynamisé(e)s, nous recollons au groupe et réenchaînons les virages avant de regagner le secteur de la Masse. Dernière descente dans la lumière superbe précédant le coucher du soleil, un peu après 16h.

Marie-Claude, nous revoilà ; action mise en route du poêle, déneigement des accès extérieurs pour les uns, organisation à l'intérieur pour les autres.

Ouf ! Trouver sa place sur les bancs

Attendre en papotant et grignotant (Tiens ! il y a du Beaufort...) que trois étourdi(e)s prouvent, par un aller-retour à pied en une demi-heure, que le parking n'est pas très loin.
Occasion de profiter de la vue sur les Ménuires dans l'obscurité naissante.

Dès 18h,tout le monde est réuni bien au chaud pour le partage de l'apéro avec, entre autres, le délicieux houmous fait maison par Philippe.
♪ Elle aime à rire, elle aime à boire, elle aime à chanter comme nous ♪...
Joyeuse transmission chantée de certains classiques méconnus des plus jeunes.

Après le repas du soir, composé au gré de chacun selon ses habitudes alimentaires, et complété agréablement du gâteau de Sylvaine et des rochers (coco) de Marie-Jo, les estomacs sont rassasiés. Cerveaux aptes à la préparation concertée du programme du lendemain.

Chuuut !.. jusqu'à 7h...si l'on n'oublie pas de reprogrammer le réveil !

Vite ! p'tit déj, préparation matérielle ; à douze, ça prend un peu plus de temps que prévu mais on a la chance de démarrer directement skis peautés aux pieds pour le nouvel objectif décidé pour ce dimanche : la Gratte culminant à 2638m.

Départ à l'amont de notre refuge où le retour est prévu vers 15h, avec juste le matériel nécessaire. DVA testés dans les règles par Sylvie, une courte partie sur la piste encore déserte à 8h30, et nous voilà dans le déroulé habituel d'une vraie rando avec ses exigences ; respecter le rythme du plus lent sans frustrer l'énergie du plus rapide, tracer en s'adaptant aux contraintes musculaires et de terrain, profiter des pauses pour pommadage, habillage ou déshabillage, pour se désaltérer, s'exprimer, lire le paysage...

Traversée sur un petit pont enjambant le ruisseau des Envers.

Jeu de jambes.

Sortie de raidillon sous Le Château Philibert.

Le point sur l'itinéraire entre encadrantes sérieuses.

Portion plate au lac Crintallia qui n'incite pas à la baignade.

Alternance des traceuses et traceurs de ce jour. Un exercice pas si facile pour contenter tout le monde !.. Relai du serre-file ; les ampoules au pied, ça freine cruellement !

Récompense panoramique : on casse la croûte sur la Gratte vers midi face à la Masse.

Une neige poudreuse qui se prête bien à une descente sans problèmes, si ce n'est la fatigue variable selon l'état de forme de chacun(e).

Timing largement respecté : on a le temps de s'organiser en trois sous-groupes.
Chaque encadrant enfouit un DVA à rechercher alternativement par ses trois équipiers (ères); utile révision et occasion de manipuler DVA et sondes, de tester l'efficacité des pelles.

La piste des Enverses nous ramène à Marie-Claude qu'il faudra nous résoudre à quitter après un copieux goûter et un debriefing mené dans les règles de l'art : possibilité que chacun(e) exprime son ressenti. Et objectif pour les encadrants d'en tirer les leçons éventuelles.
Mais pour ce week-end, il sera difficile de faire mieux, grand merci !
On n'oublie pas évidemment le ménage des pièces d'un refuge en autogestion des occupants(es).
En effet, le responsable (présent dans le groupe) n'a pour mission totalement bénévole "que" l'entretien global, les contrôles de sécurité, le remplacement du gaz et du bois consommé, avec en option, quelques idées pour améliorer la fonctionnalité des lieux et ...la chasse aux souris !
Condition "sine qua non" pour que Marie- Claude continue à souhaiter la bienvenue aux cafistes qui souhaitent y séjourner !
crédit photos : Marie-Jo et moi-même