"Parfois, il faut aussi un peu de chance ..." Ce sera la conclusion de Jacques en arrivant à la voiture, après une journée de ski sur une neige qu'on n'attendait pas si bonne.
Quelques heures plus tôt, les discussions allaient bon train au départ du chemin qui monte de la station de Seythenex en direction de la Petite Chaurionde, premier objectif du jour. Le sujet principal était cet hiver particulier, compliqué au niveau nivo, qui demandait de souvent sortir un plan B au dernier moment, et puis cette avalanche d'avalanches depuis quelques semaines, des interrogations sur la suite de la saison, avec encore des quantités record de neige en altitude, qui allaient bien devoir dégringoler un jour.
Bref, les langues tournaient presqu'aussi vite que les jambes, ce qui nous amena sans vraiment nous en apercevoir sous les chalets de l'Aulp de Seythenex.
Là, la pente se redressait sérieusement, les langues furent rentrées en même temps qu'on sortait les couteaux, les conversations firent place aux conversions.
Les assauts de la bise hivernale avaient paré la crête qui relie Chaurionde à la Petite Sambuy d'une énorme corniche, qui commençait à s'écrouler par endroit du côté des chalets de Drison. C'était impressionnant, les langues ressortirent aussitôt pour commenter, tandis qu'on rangeait les peaux.
La première descente fut somptueuse, 5 à 10cm de poudre tassée sur fond dur, pas une trace, mais comme le remarqua Eymeric, après notre passage il ne restait plus grand chose !
C'était bon, mais pas suffisant, nous avions encore des choses à nous dire ! Repeautage donc en direction du col d'Orgeval, rapidement atteint, et une nouvelle descente sur cette délicieuse poudre tombée la veille sans doute, et pas encore déflorée.
Les marmottes en bois des chalets de l'Aulp montèrent la garde tandis que nous casse-croûtions, sauf ceux qui ne se nourrissaient que de barres énergétiques bien entendu. Le sujet nivologie étant épuisé, nous entamâmes la descente moquettée de 12h35, autour de notre nouveau sujet de discussion : le matériel. Rayon de courbure, rigidité, rokker, largeur au patin, rien ne fut oublié. L'enneigement était suffisant pour descendre (presque) jusqu'à la voiture, exceptionnel pour un mois d'avril.
Une bière plus tard, nous retournions à Chambéry, non sans avoir échafaudé quelques projets. Mais de cela nous reparlerons plus tard.

Des corniches XXL

Des purges XXL

La fine équipe XXL !