Le parking de covoiturage de Bois Plan est bien rempli ce dimanche matin, et pas que par des gens qui bossent, avec de nombreuses voitures chargeant à tour de bras skis et sacs : nous ne sommes pas les seuls à nous être levés de si bon matin.
Direction Celliers, avec une arrivée sur place à 8h : on n’a pas trainé.
Le briefing de la journée se fait dans le van de Michel pour ne pas geler sur place (-10c°), et les préparatifs rapide de chacun permettent de ne pas se refroidir.
8h30 : on est parti, bien couvert s: 4 couches de vêtements pour certaines, 2 paires de gants (ben oui, les filles on est frileuses en général)… je dis certaines car Michel est le seul représentant de la gent masculine aujourd’hui.

Nous nous réchauffons vite, et une première couche de vêtement est enlevée, suivie peu de temps après d’une 2ème couche… et là , j’en vois qui vont se dire : une bande de nana qui retire les couches de fringue les unes après les autres, j’aurais dû venir… rassurez-vous, on en restera là !
Nous nous rendons vite compte que malgré la neige tombée depuis le début de cet hiver, la couche n’est pas bien épaisse, et de nombreux cailloux sont apparents. Il faudra bien faire attention à la descente de ne pas abimer nos skis.

La montée se fait doucement mais sûrement, ponctuée de divers rappels : Comment mesurer le degré d’une pente avec les bâtons ? Quand et comment repérer des zones à risques ? Comment la neige va se transformer au fil de la journée en fonction de son exposition ? est-ce que ce sera bien de descendre là ou ici ? Comment faire des pas tournants sans se fatiguer ?…..

On a tous toujours quelque chose à apprendre, er c’est ça qui fait l’intérêt des sorties de groupe, en plus de passer une journée au soleil, dans une belle neige, avec des gens sympa pour discuter.
On a aussi rencontré et discuté avec les gens du CAF d’Albertville qui organisaient, avec les règles en vigueur anti-covid, des ateliers type DVA parc sur une zone extrêmement dispersée de façon à combiner randonnée (raquettes ou skis) et formation. Un concept qui pourrait donner des idées ….

Nous arrivons vers la combe finale pour atteindre les portes de Montmélian, derrière lesquelles nous devrions redescendre afin d’aller jusqu’aux Frettes, mais un violent vent glacial nous fait changer de plan au dernier moment.

Le vent souffle tant, que l’on dépeautera aux Portes de Montmélian et on redescendra de suite se mettre à l’abri du vent. Le but étant de ne rien perdre, une peau est si vite envolée….
Nous entamons la descente dans une neige toute poudreuse pour le plaisir de tous.

Nous nous arrêtons sur la crête qui domine le Lac « le Branlay » pour une mini pause casse-croute et de boissons réconfortantes, suivi d’une coupe du manteaux neigeux pour bien voir une 1ere couche de 20cm de globule, puis une croute dure et bien solide, et en 3ème la couche superficielle de 10cm de poudreuse toute légère et sans cohésion comme les globules.
La suite de la descente se fera en serrant les fesses ou en croisant les doigts pour ne pas accrocher des cailloux tant ils effleurent de partout. Et nous finirons par prendre la route enneigée pour ne plus faire souffrir nos skis.
L’examen des semelles à l’arrivée ne se montrera pas si dramatique que cela. Heureusement, car ça a bien crissé.
Tout le monde est ravi de sa journée, Merci Michel pour cette belle balade, et merci à Charlotte, Emilie, Karine, Michel et Sylvie tous pour cette super ambiance.
