Nous étions six au départ de Chambéry direction le Beaufortin pour gravir la montagne d'Outray jusqu'à la Croix d'Outray (2333m). La météo nous annonce du temps couvert le matin et du soleil à partir de midi. Le BERA indique un risque 3 sur toutes les pentes. La prudence sera donc de mise. Départ des Greniers (1106m), dré dans l'pentu. Le rythme est soutenu... Nous passons devant un magnifique chalet et son Mazot typique. La neige est transformée sur le bas, cartonnée, mais si le soleil se montre elle sera facilement skiable à la descente. La montée se fait tranquillement jusqu'aux ruines de la Journée (1595m), direction les Nazeaux (2050m). Jacques décide que l'itinéraire qui semble le plus adapté et le plus sûr se situe droit devant nous. Nous allons goûter à une coutume "locale ?" : le ski sanglier.
Traduction : ski dans une végétation dense, notamment de vernes qu'il faut écarter, enjamber, voire tenter de sauter comme un chamois... mais c'est un peu difficile tout de même... La pente est soutenue, Jacques fait la trace dans une poudreuse dense. C'est également l'occasion de s'entrainer aux conversions.
Certaines le font avec le sourire (c'est plus doué une fille, c'est bien connu !). Pour d'autres, c'est un peu plus délicat.
Il faut faire pivoter les pieds amonts et avals les uns autour des autres... enfin, c'est à peu près ça, en moins embrouillé ! Jacques nous dit qu'on aime bien planter des poireaux... je pense que cela veut dire qu'il faut qu'on travaille encore le pivotement du ski... C'est le pivotement du ski qui ne va pas Monsieur Dus !!!
Certains qui ont de grandes jambes ont dû acheter de grands skis... pas de chance.
Nous arrivons enfin en vue de la pente sommitale dans une superbe ambiance.L'accès au couloir final est raide (final 45°), équipé d'un cable et nécessite les crampons et le piolet habituellement. Nous débattons pour savoir qui souhaite monter et qui préfére rester en bas. D'autres skieurs qui redescendent nous disent que cela monte facilement en sécurité sur de belles marches taillées dans la poudreuse.
Après cette superbe ascension, il est temps de se sustenter. Nous nous faisons la remarque que nous n'avons vu aucune activité avalancheuse. Il est temps d'envoyer du bois dans la descente.
Encore une magnifique journée :)
"Mais faut pas croire que c'est toujours comme ça le ski de rando !" ;)
Merci à Jacques pour nous avoir emmenés en sécurité.