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Platé - Fiz, magnifiques surprises

Randonnée Pédestre
Rédigé par MarcelE-906 le 13/09/2026
Modifié par MarcelE-906 le 15/09/2026
Publié par FrancoisT-763 le 15/09/2026
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📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « Désert de Platé (Chablais) »

Surprises paysages, surprises relief, surprises météo, en effet pour ceux qui ne connaissaient pas ce magnifique massif karstique, depuis le désert de Platé et ses immenses lapiaz à l'Ouest jusqu'aux rochers de Fiz et leurs impressionnantes falaises à l'Est. Germain et Geneviève qui ont proposé ce séjour de rentrée, loin du bruit des vallées, sont en pleine forme ; JiPé et Mariesan les ont rejoint dans l'aventure

Jour 1 : vers le refuge de Varan

Forme indispensable des encadrants, car nous sommes 12 et les consultations peuvent vite devenir chronophages ! Arrivés lundi matin à pied d’œuvre et stationnés sur un parking de Luzier (village de Sallanches, aucun rapport avec le dessinateur…), nous faisons un rapide tour au pied de la cascade de l'Arpenaz. Personne n'est motivé pour la baignade, la fraîcheur est de mise à l'ombre et nous partons rapidement vers le refuge de Varan. 

La pente est bien raide, un câble permet de se hisser au Lançoir, une vire aérienne qui nous conduira de nouveau en forêt jusqu'à la jolie clairière des Arcets avec sa vue imprenable sur le versant Est des Aravis (Pointe Percée).

Après une frugale collation, nous repartons en forêt et atteignons par une autre forte pente l'échelle située sous la tête de Lassy. Le relief s'adoucit et nous cheminons maintenant dans la verdure jusqu'à un charmant bois envahi de magnifiques ceps bien fermes. Une demi-heure de cueillette suffira à assurer le kilo et demi qui agrémentera notre repas du soir. Le refuge non gardé de Varan (1600m) nous accueille : tout le confort moderne est disponible et c'est une bien belle soirée dans un paysage dégagé de tous les côtés. La tête du Colonney nous nargue au Sud et en fait rêver certains qui pensent déjà au Jour 5.

Jour 2 : vers le refuge de Sales

Départ à l'ombre des reliefs (Croix de Fer - Tête du Colonney), nous arrivons au bas de la cheminée de Monthieu : allons-nous devoir nous hisser à la force des bras jusqu'en haut (y'a bien 100m !) ? Très vite nous nous rendons compte que le sentier en zigzag est câblé. A mi-hauteur, il permet de sortir et de contourner la partie finale. 

200m plus haut, au col de Monthieu, le domaine des lapiaz commence. Il faut traverser ces étendues de roches qui semblent parfois totalement chaotiques, parfois bien rangées en marches, toujours profondément creusées de failles plus ou moins larges. Bref, mieux vaut vaut être bien concentré ; par bonheur, la roche est très rugueuse et accroche bien. Collation et brève sieste au col du Colonney avant de poursuivre vers les Grandes Platières. Vue inintéressante sur la station de Flaine, mais nombreux bouquetins.

  

Le groupe se sépare : une partie vers la combe de Foges, l'autre plein sud vers les lacs Laouchets. Ces petits lacs sont au cœur d'un alpage occupé par un troupeau de brebis, vaillamment gardé par des patoux. Il faut patienter, observer, contourner, rassurer pour avancer. Par un cheminement hasardeux nous atteignons finalement une brèche bien raide dans la Barme Froide pour descendre aux chalets de Sales. Le demi groupe de la combe de Foges sera coincé par une clôture bien ferme qui réduira son trajet : il arrivera 30mn avant nous au refuge de Sales (1874m). Accueil sympathique, équipements complets, même en pénurie d'eau, bonnes bières, cuisine savoureuse. 

Jour 3 : vers le refuge de Moede-Anterne

Après une nuit d'orages et d'averses copieuses, la température a pris un coup de moins bien. La météo prédisant des pluies moins denses en milieu de matinée, pas de précipitation pour partir. Néanmoins, une fois prêts et bien couverts, nous entamons les 400m de descente vers la cascade de la Sautaz sous une pluie bien plus nourrie que prévu.

La remontée vers le collet d'Anterne est aussi bien arrosée, mais par chance au collet, une éclaircie nous offre une perspective sur la profonde vallée de Sixt-Fer-à-Cheval. La progression dans le vallon d'Anterne gorgé d'eau est très refroidissante. 

Après une courte pause pour certains près du refuge Alfred Wills, une montée (400m) plutôt douce nous mène au Col d'Anterne (2257m). La vue vers le bas est bouchée et c'est le balisage qui nous mène au refuge de Moede-Anterne. Conception hôtelière, grande capacité d'accueil, cuisine copieuse, service et pique nique minimum.

Jour 4 : vers le refuge de Platé

Forts de prévisions météo optimistes, nous attendions le retour du beau temps. La pluie a bien cessé, mais un épais brouillard ne nous lâchera pas de la journée !  Bien couverts, nous descendons vers les Ayères (1636m), puis entamons la montée vers le tant attendu passage du Dérochoir. Le temps est à la Bretagne : brouillard bien dense et humide. A partir de 1850m, la progression devient plus lente dans des amas de roches chaotiques. 

Le paysage devrait être vertigineux : nous le verrons plus tard sur internet ! Après un départ délicat car le rocher est très glissant, la confiance gagne rapidement. Les 300 mètres très raides pour atteindre l'arête sont équipés : câbles, cordes, supports pour pieds et prises de mains, et quelques vires pour nous regrouper. Arrivés au sommet le brouillard est toujours aussi dense et l'option en aller retour au Marteau est rapidement abandonnée. Soulagement de l'encadrement, aucun déboire dans ce passage exposé !

Nous poursuivons vers le col de Portette (2354m), la visi est maintenant à 30m, le plafond des nuages s'élève et la descente vers le refuge de Platé devient presque agréable. Accueil fort sympathique dans ce minuscule refuge gardé. Pas de place dedans pour les sacs, cuisine végétarienne originale et très bonne, pénurie d'eau = toilette impossible. Petit déj moyen, mais pique-nique savoureux. 

Jour 5 : retour par Varan

Aujourd'hui, le clou de ce séjour : la tête du Colonney (2692m), puis 2200m D- pour nous ramener au parking. Départ 8h30, tous bien motivés, le plafond est très haut : enfin la visibilité ! De magnifiques mâles bouquetins nous observent dans la montée. Arrivés à l'étroite tête des Lindars, la vue sur l'objectif est bien nette : il faut descendre jusqu'au col de tré l'Epaule, poursuivre la montée vers le Nord dans un sentier qui semble bien marqué jusqu'à un ressaut rocheux à contourner avant de suivre la crête vers l'Ouest pour atteindre le sommet. C'est le moment des grandes décisions : quatre d'entre nous préfèrent commencer la descente de retour tout de suite, cinq autres se passeront de la très technique descente au col et resteront au dessus tandis que 3 téméraires iront au sommet sous un magnifique soleil et les vivats du public. 

Sans surprise la descente dans les lapiaz nous réchauffe rapidement. Un grand troupeau d'étagnes avec leur petits s'étage sur les marches rocheuses en face de nous. La longue descente (lapiaz, lapiaz, lapiaz et cheminée de Monthieu) est coupée par une pause-débriefing au refuge de Varan. 

La suite s'avère plus “roulante” avec quelques kilomètres de piste forestière avant un final de plus en plus raide et humide. Quelques bolets rougissants viennent compenser cet inconfort et promettre aux amateurs une bonne fricassée.

Fin d'un superbe séjour, dans une atmosphère sereine. Les 2 jours sans visibilité nous ont donné l'envie de revenir par beau temps garanti ! Un GRAND merci à Germain pour l'idée et le rythme sénatorial, aux encadrants pour leur patience et à tous pour l'ambiance chaleureuse. Tou.te.s ont contribué à la documentation photographique.

 
RANDONNÉE PEDESTRE

Toute l'année de janvier à décembre, la commission Randonnée Pédestre vous emmène en montagne.

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