Un carre de splitboarders au Carro
📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « Week-end splitboard refuge du carro »
8h pétantes, Ben sert le frein à main sur le parking de Tralenta. Les 4 tortues Ninja vident le coffre, enfilent les boots, collent les peaux et c’est parti. C’est parti pour la mise en pratique des conseils partagés la veille lors de l’apéro split & tips au cairn : réparation d’une paire de bâtons à l’aide du scotch tramé stocké sur la paire d’un copain (lien vers tous les tips ici)
Faux départ mais on repart, direction le refuge du Carro. La bâtisse de 91 ans, perchée à 2759m en Haute Maurienne, s’apprête à nous accueillir pour la nuit. Après quelques dédales entre cailloux et sapins, on trouve un pont pour traverser l’Arc et remonter la route d’été en direction du hameau de l’Ecot. La remontée du fond de vallée est longue, peu pentue. C’est l’occasion de papotages et de brainstorming pour trouver un nom afin de désigner la tribu de splitboard de Chambéry.



Arrivée au Refuge
Arrivée au refuge à 12h20. Parfait pour casser la croûte et prendre de précieux conseils auprès de la gardienne. A cette altitude la neige ne décaille pas aussi vite que nous la pensions. On privilégie donc une pente sud-ouest pour l’après-midi : direction l’Uja. On abandonne aussi l’idée du Levanna occidental, il est asséché par le vent.

Le soleil tape fort sur les têtes. Il nous contraint finalement à arrêter les festivités de la journée au col de Pariotes. Belle pause goûter, ouverture de bloc (« huître douce », 5a) et repérage des faces pour le lendemain. Le col entre la Grande et la Petite Aiguille Rousse, orienté sud, nous fait de l’œil.


Huître Douce 5a+ ouverte en grosses

Petite pause gouter avant d’attaquer la descente
Première descente de la journée jusqu’au refuge. La neige est bien décaillée et, en bons spliters, nous trouvons une solution pour arriver en bas en s’épargnant un repeautage le long du Lac blanc.
Débrief de la journée autour d’un bon apéro. Il est généreusement offert par le dernier du concours de sortie de pelle et sonde. Il a perdu de précieuses secondes à sortir cette dernière de sa housse. Il Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

La meilleure terasse de haute Mauriene
Le projet du lendemain se précise, ce sera tentative vers l’aiguille Rousse avec un plans B vers le col de Gontière où le col du Montet pour aller voir l’Italie. Excellent repas, partie de carte mémorable, avec un bel ascenseur émotionnel, et dodo.
Jour 2
La journée a failli mal démarrer. On trouve heureusement du sel pour agrémenter les tartines de beurres doux. Il y a décidément tout ce qu’il faut dans ce refuge, en plus du délicieux pain fait sur place. Cette grosse inquiétude derrière nous, nous glissons vers plan Sec. La neige est béton et bosselée à souhait, un vrai bonheur pour se réveiller les jambes.
La première montée raide de la journée jouera le rôle de révélateur sur l’état des troupes : pas suffisamment bon pour attaquer sereinement le projet initial. Activation du plan B vers le col de Gontière, avec une école de pente raide en bonus. Cramponnage et chargement des boards sur le sac. On remonte quelques dizaines de mètres dré dans l’pentu. On apprend à gérer le matos, à se faire une plateforme pour chausser et on perfectionne notre maitrise du virage sauté. Certains profiteront même de la pente sans risque pour tester l’arrêt de glissade sur piolet (ça marche sacrément bien).

Vue sur le pas du Bouquetin depuis le col de Gontière
Les tout premiers virages en Nord-Est nous offrent une neige encore poudreuse. Le reste de la descente, plus Sud, se passe sur une neige décaillée, de plus en plus humide, mais très chouette à rider !


La journée se termine sous le regard interloqué des promeneurs de Bonneval-sur-Arc qui ne comprennent pas bien ce que font ces énergumènes en snowboard à pousser comme des fondeurs sur leurs bâtons (même pas besoin de repeauter pour atteindre le parking !).
Les tips bonus (non partagés lors de l’apéro mais qui nous ont semblé utile):
-Avoir une cordelette pour attacher son téléphone à un vêtement et ne pas le perdre s’il échappe des mains
-Avoir un tube de crème anti frottement pour prévenir/guérir les ampoules
-Prendre deux trois lingettes bébé pour une toilette de chat le soir au refuge
-Faire sécher ses boots avant même de prendre sa douche en rentrant (faute de quoi elles risquent de sentir aussi bon qu’un chien mouillé qui se serait roulé dans du roquefort 10 ans d’âge.)
Les citations du weekend:
« Nous mais je vous jure, l’eau du col elle a un goût d’huitre, mais pas salée » (c’était vrai !)
« Oubliez pas de fermer les écoutilles avant d’attaquer
-Ah, ok… mais on souque pas les artimuses aussi ? »
« Hey mais attends, depuis quand tu remportes le pli avec un ace ?! »
« Mais je te jure, c’est pas moi, c’est mon pied qui ne veut pas faire la conversion comme il faut »
Et en fait, et si appelait la team split de Chambéry « les Artimuses » ?




