Une charmante équipe de skieuses et spliteurs à l'uni-som.
📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « Charmant Som »
La sortie s’annonce sous le signe de la poudre en masse mais c’est un petit crachin qui nous accueille au parking où un atelier pelletage s’improvise pour se libérer une place. Les mauvaises langues attribueront la mauvaise météo à la forte représentation bretono-nordiste dans le groupe. Quoiqu’il en soit ce ne sont pas ces trois petites gouttelettes qui entament l’enthousiasme de notre troupe mixte (en genre et en support de glisse), à l’expérience variée, mais animé d’une unique joie de sortir en Chartreuse.

La montée commence direction un ancien télésiège dont nous croisons rapidement les vieux sièges en bois tout récemment repeints d’une épaisse couche de blanc. Presque aussi rapidement nous croisons quelques randonneurs qui sont déjà à la redescente : la densité nuageuse les a incités à écourter la sortie à l’oratoire, plutôt que de poursuivre jusqu’au sommet du Charmant Som, notre objectif de ce jour. Une chose est sûre: on a beau être entre semaine, il y a du monde aujourd’hui.
La première section se passe sans encombre hormis une perte de casque en haut d’une pente. Les spliteurs ont même réussi à suivre les skieuses dans les replats descendants (bon ok, parfois en déchaussant un peu ;)).

En chemin nous croisons toutes sortes d’espèces alpines, des fondeurs et fondeuses (la route d’été que nous empruntons par moment est transformée en piste nordique), des raquettistes, et des kiter venus profiter de la brise sous le sommet. Ils remontent la pente sans bruit et (presque) sans effort. Nous croiserons aussi, plus sauvages, un petit oiseau qui semblait intéressé par les éventuelles miettes qu’on aurait pu laisser sur notre passage, ainsi que, pendant la pause déjeuner, au loin, un quadrupède non identifié.

La météo reste hésitante : la vue se dégage mais les nuages viennent régulièrement nous envelopper de leur moiteur. La pause casse-croute ne se fera pas au sommet. Nous y restons à peine le temps de la transition et d’une photo souvenir.

Les premiers virages sont très chouettes, dans une quinzaine de centimètre de poudre sur un fond déjà un peu plus tassé. Ils nous mènent au fond d’une combe, non sans quelque surprises du relief que le nuage du moment nous avaient cachées.

C’est l’heure bien méritée de casser la croûte. Nous échangeons sur nos diverses approches des sorties en montagne et nos recettes de barre énergétiques.
Peu de randonneurs auront poussé jusqu’au sommet et personne n’est passé dans la combe avant nous. C’est l’occasion de faire notre propre trace pour remonter jusqu’à la ligne de crête. Un bel entrainement aux « vraies conversions d’école » et nous voilà déjà au départ de la dernière descente. Les sapins ont déjà perdus la majeure partie de leur neige et les nombreux passages de la journée ont achevé de transformer la piste en un véritable champ de bosses. La descente est technique et fait chauffer les jambes mais la neige reste bonne (tests gustatifs à l’appui !).

Nous effectuons le débriefe de retour dans la voiture en dégustant du chocolat plus ou moins enrichie en sucre selon les goûts des unes et des autres.
Un grand merci à Romain de nous avoir concocté cette sortie, en gérant, en plus des habituelles contraintes de terrain nivologie etc, celles des horaires exigeants des participants devant récupérer matos ou enfant aux bornes de cette journée.




