Pour cette deuxième sortie de Montagne Pour Tous- handis (MPTH), nous sommes d’abord allés visiter la chèvrerie des tannes et glacières. En été, les chèvres sont dans les alpages du Margeriaz mais, en hiver, elles sont dans une ferme, tenue par Cédric et Mélanie, sur le chemin qui mène à la cascade de Pissieu près de Lescheraines. J’avais pris rendez vous et c’est Cédric qui nous a accueilli et fait visiter.
Le site est « gardé » par 2 chiens (des abruzzes, plus faciles que des patous. )
On a pu voir des lapins, des poules (de divers races), des oies,
des canards et des ânes (j’ai appris que les jeunes ânes, eux aussi, avaient une phase « ado » et que leurs parents devaient intervenir pour éduquer …).
Puis, à l’intérieur d’un grand enclos sous bâche, nous avons pu voir les chèvres. Elles produisent un bonne chaleur : alors que, dehors, il ne faisait pas très chaud, dedans il faisait vraiment bon. Deux sortes de chèvres, d’aspect très différent, cohabitent : celles qui sont élevées pour le lait
et celles qu’on tond et qui donnent de la laine mohair.
L’odeur était forte et les chèvres se frottaient volontiers contre nous. Cédric nous donnait plein d’explications (je ne vous dirai pas tout !) qui, il est vrai, motivaient assez peu les jeunes et certains sont sortis un peu prématurément.
La visite s’est terminée par l’atelier de tissage de la laine (où travaille surtout Mélanie)
et la dégustation de quelques bons morceaux de fromage … de chèvre.
Tout ce qu’ils font est évidemment « bio ». Cédric et Mélanie organisent des « portes ouvertes ». N’hésitez pas à y aller : si vous tapez « chèvrerie des tannes et glacières « dans votre moteur de recherche préféré, vous trouverez leur site web.
De retour au parking, le conducteur- moi- n’ayant pas suffisament réalisé que le sol était très boueux, il a fallu pousser un peu pour aider le minibus à partir et Corentin, qui ne s'est pas écarté assez vite, a pris avec plein de boue sur le pantalon …
En quelques minutes nous sommes au départ de la piste qui mène à la cabane à Baban. Comme elle est ouverte, c’est là que nous prenons le pique-nique. Robin a d'abord prétendu que sa mère ne lui avait pas donné d'eau mais, à la fin du repas, il avait retrouvé sa bouteille.
Puis, direction la grotte aux fées. Cédric nous avait expliqué que le mot « fée » était, à l’origine, « fia » et que cela désigne l'animal qui a passé un hiver dans cette grotte. Le chemin qui y mène est recouvert de feuilles mortes et d’un peu de neige et ce fut, pour les jeunes, l’occasion de passer dans des endroits où notre aide, pour les sécuriser, fut bien utile.
Mais toutes et tous sont passés avec brio.
Dans la grotte nous avons trouvé un grand cylindre (une géocache) contrant une baguette magique mais Nicolas n’a pas réussi à transformer les garçons en princes charmants.
Une passerelle (pour souris ?) orne le fond de la grotte
Quand, après quelques glissades sans danger, nous avons retrouvé la piste menant au minibus, certains jeunes ne pouvaient pas dire s’il fallait partir à droite ou à gauche. C’est promis, la prochaine fois, on fera des exercices d’orientation.
Cette belle journée a permis au groupe de se constituer, à Nicolas, Claire et moi de davantage connaître les jeunes et de constater, avec plaisir, qu’ils et elles sont capables de faire de belles choses.
Les photos (que Cédric m'a autorisé à faire) sont de moi.