6h00 du matin, c'est l'heure du réveil pour aller au Grand Som par l'arête de la Suiffière. La météo prévoit des nuages et un peu de pluie à partir de 14h00.
Un coup d'oeil par la fenêtre et, surprise... il tombe des cordes. Que faire ?
1ère idée : Se recoucher et faire la grasse mat ! Ca c'est une bonne idée. Ah oui mais il va falloir appeler l'encadrant et trouver une bonne excuse... Lumbago, zut déjà fait ! Grand parent décédé, oui mais ça fait le 9 ème Pépé que j'enterre. Gastro subite, déjà fait. Chien malade... Ah non je n'y arriverai pas.
2ème idée : L'encadrant va annuler. Ben bien sûr, qui irait randonner dans ces conditions... J'allume mon téléphone et j'espère voir le message salvateur. Rien.
Flûte, c'est Michel l'encadrant. Ça fait 5 mois qu'il n'est pas sorti. Il n'en peut plus. C'est un "mort de faim". Il ne va pas annuler. Je suis mal.
3ème idée : Y aller et espérer que la météo s'arrange. Bon s'il n'y a pas d'autre solution ! on y va.
Sur 10 personnes, 8 ont dû avoir le même raisonnement que moi. 8 sur 10 alors qu'il pleut. C'est vraiment un club de "masos".
L'arrivée au Col du Cucheron se fait au sec. La pluie a cessé. Nous montons dans la forêt et la boue jusqu'au col du Frenay.

Les nuages sont toujours présents mais il ne pleut pas et le rocher est simplement humide.
Nous pouvons donc attaquer le pas de la Suiffière en confiance.
C'est un sentier où il faut s'aider un peu des mains et surtout bien assurer ses pieds. Il est préférable de ne pas tomber du côté du monastère de la Grande Chartreuse, 1000m plus bas.


L'arrivée au sommet se fait sans encombre et nous redescendons par le pas de Racapé, passage équipé par endroits de câbles.


L'arrivée aux voitures au col du Cucheron se fait alors que les 1ères gouttes commencent à tomber. Quelle synchronisation et une belle sortie pour ceux qui ont tenté l'aventure.
L'aventure en image en cliquant sur le lien